Il n’y a pas d’âge pour les intolérances alimentaires

Témoignage d’une maman :

Quelques jours de vie suffisent pour se rendre compte que notre deuxième fille souffre de Régurgitation[Reflux Gastro-Oesophagien] (RGO) (la première ayant eu les mêmes symptômes mais qui se sont vite soldés). La puce ne dors ni la nuit, ni le jour: que quelques minutes assise dans le transat ou quelques heures une fois épuisée!!! ses micros siestes se terminent par des réveils en hurlant où parfois même il est difficile de la calmer. Au bout de quelques jours plus de doutes : nous entendons les remontées acides qui font un petit bruit puis elle pleure. Nous courons chez le médecin qui nous prescrit de l’Inexium (Inhibiteur de la Pompe à Protons). Après avoir galérer plusieurs mois pour trouver une dose adaptée et élevée, nous apercevons enfin un mieux! Papa, maman et bébé se mettent à mieux se reposer, la grande sœur est plus détendue.

Après l’avoir sevrée vers l’âge de 5 mois, nous nous trouvons à nouveau en situation délicate, elle ne veut pas de lait: ni infantile, ni de lait de vache!!! Quand enfin elle arrive à en boire cela ne dure qu’un mois et puis impossible! Heureusement il arrive la diversification alimentaire mais qui n’est pas sans peine à instaurer chez elle!!! Et que lui donner au déjeuner? (charcuterie, yaourt…nous galérons)
Enfin ça y est on peut dire que ça roule mais très vite ne veut plus de purée maison moulinée alors nous passons aux morceaux. Tout cela a de l’importance car elle analysait en réalité tout ce qu’on lui proposait et était assez difficile à alimenter. Mais nous comprenons mieux pourquoi aujourd’hui!

A l’âge d’un an, nous voyons réapparaître les symptômes de RGO et d’autres ( bébé grognon presque en permanence, qui se frotte la tête, se touche les oreilles, dort mal avec un sommeil hyper léger, épuisé! et je rajouterai épuisant!!!). Alors de nouveau chez le médecin qui propose de doubler la dose d’Inexium et passer à la dose maximale qui est de 20 mg par jour. Nous suivons ce conseil mais nous ne retrouvons pas, avec désespoir, un équilibre correct. Elle dort un peu mieux mais les autres symptômes sont toujours là! Le médecin généraliste étant dépassé et n’écoutant plus nos problèmes : nous remet en cause et nous explique que notre fille est capricieuse et difficile et que nous sommes des parents trop stressés.

Ne sachant plus quoi faire nous essayons la réflexologie plantaire et là miracle: en 3 mois la petite dors beaucoup mieux , se frotte plus les oreilles et la tête , est beaucoup moins grognon et surtout nous diminuons cet IPP ( qui n’est pas sans effets secondaires) jusqu’à l’arrêter en plein. Seulement, nous n’arrivons pas à arrêter la réflexologie et 5 mois après avoir commencé cette thérapie notre puce souffre surtout d’insomnie et continue à avoir de nouveau des problèmes d’estomac. De plus , notre fille se met à trier ses aliments (elle qui enfin mangeait assez bien depuis quelques temps!). La réflexologue se pose également des questions.

Nous nous dirigeons alors vers les plantes et poussons la porte de l’Herboristerie de Lyon – la Croix Rousse afin d’être aidés. Nous expliquons nos problèmes au Dr DELAS qui nous conseille vivement de faire un test IntoSanté qui détecte les intolérances alimentaires les plus fréquentes sur 22 aliments. Cela nous éclaircit, car effectivement notre puce qui a maintenant 18 mois, refuse actuellement les produits laitiers. Nous le faisons et 15 jours après Bonne et Mauvaise nouvelle: notre fille est intolérante: à la banane, à l’orange, au soja jaune, aux fromages de brebis, au lait de chèvre, au lait de vache, à l’œuf de poule et enfin à la levure de boulangerie!

Nous savons enfin la cause des différents symptômes de notre fille grâce à l’herboriste et ces tests magiques d’IntoSanté! Maintenant il y a un gros travail à mettre en place à l’aide d’une nutritionniste afin de vivre au mieux avec ces intolérances et arriver à terme à les éliminer, et surtout retrouver un équilibre de vie familiale stable et soigner notre enfant.

Nous remercions le Dr Philippe DELAS qui nous encourage et apporte de l’aide également avec les plantes. Nous allons commencer son « régime » alimentaire avec éviction des aliments en question et établir la rotation des aliments autorisés afin d’éviter de nouvelles intolérances , pour enfin réintroduire un par un et vérifier la tolérance de ces aliments cités plus haut. Cela va prendre plusieurs mois.

Nous attendons un 3ème enfant pour début mai en espérant de tout cœur qu’il n’ai pas de soucis…et espérant que tout sera bien mis en place d’ici là et ancré dans notre vie: cette nouvelle façon de s’alimenter sans consommer tous ces aliments pourtant très présents dans la vie quotidienne.

Bon courage pour tous les parents qui découvriraient ce genre d »intolérances et leurs symptômes si variés. Ne vous lassez pas de trouver un thérapeute à votre écoute, à force vous trouverez! Suite au prochain épisode…

A lire:
Hypersensibilité non IgE-médiée aux protéines du lait de vache, un futur problème de santé publique ?
Taan Aboudiaba, Suhaïb Al Hawaria & Epiphanie Agla – Service de néonatologie – Centre hospitalier de Saint-Quentin – 02100 Saint-Quentin
Khaled Zahreddineb – Laboratoire de biologie – Hôpital d’Antibes Juan-les-Pins – 06160 Antibes
Lokombé Léké – Département de néonatologie – Centre hospitalier universitaire – 80000 Amiens
Marie-Nathalie Kolopp-Sardad – Laboratoire d’immunologie – CBAPS – Centre hospitalier universitaire Lyon-Sud – 69495 Pierre-Bénite cedex

Paru dans Revue Francophone des Laboratoires – Décembre 2014 – N°467
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